Salon Made in France 2014

Salon Made in France
Salon Made in France

Bon signal de la santé du textile français, le Salon de la Haute-Façon Made in France organisé cette année par Première Vision (du 8 au 10 avril) a connu une hausse de fréquentation de 16% par rapport à l’année dernière. Un succès qui s’explique par l’attractivité du nouveau lieu dans lequel il se déroule : Le Carreau du Temple rénové, au cœur du centre des affaires parisiennes.

Avec une sélection homogène d’une centaine d’entreprises détentrices de savoir-faire 100% français, des façonniers aux tisseurs en passant par les ateliers d’exceptions des EPV (entreprises du patrimoine vivant) le salon bénéficiait d’une nouvelle organisation puisqu’il a été cédé à PV Manufacturing par Eurovet avec les quatre autres salons de l’organisateur (Fatex, Zoom by Fatex, Tissu Premier et Collections). Il a fait la part belle au cuir, à la dentelle, au chapeau et à de nouveaux venus comme les marques solidaires.

Salon Made in France
Créations IFM Marion Lalanne pour Manoukian / Christophe Josse pour Etablissements Thierry

L’exposition des collections des jeunes talents de l’IFM était particulièrement mise en valeur dans l’allée centrale. Fruit d’un dispositif pédagogique entre le GFF (Groupement des Façonniers Français ) et l’IFM (Institut Français de la Mode) plusieurs marques et façonniers ont travaillé avec les jeunes stylistes pour aboutir à cette collection (Manoukian, Etablissements Thierry, Ateliers Styl’Couture, etc). On note le beau travail de Christophe Josse façon Hermès, déjà exposé en 2012.

Les denteliers étaient nombreux à proposer leurs créations aux grands couturiers parisiens (qui se sont déplacés pour les rencontrer: de Dior à Chanel, en passant par Lanvin). D’autres marques milieu de gamme étaient aussi présentes telles que Repetto ou Zadig et Voltaire.

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Créations IFM – Romayne Scott – Réalisation Atelier Styl’Couture

Nous avons choisi trois domaines où le savoir-faire français était particulièrement présent: la robe de mariée, le béret et la maroquinerie.

1 – La robe de mariée Made in France par AFC

Atelier France Couture – Lambert Créations
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Atelier France Couture – Lambert Créations

Lambert Créations développe depuis 40 ans ses propres collections de robes de mariées vendues dans des boutiques de luxe et réalise également des modèles pour des maisons de Haute Couture. Un secteur en plein développement qui mêle créativité et savoir-faire associant les fines dentelles aux soies, les tulles et les mousselines légères. Les robes sont réalisées à l’Atelier France Couture et l’innovation est au rendez-vous en mêlant blousons Perfecto et réinterprétation de la dentelle de Calais.

2 – Le chapeau Made in France

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Crambes

Principal entreprise française de chapeaux et casquettes pour hommes, la société Crambes a été fondée en 1946 par Auguste Crambes à Caussade en Tarn et Garonne (82). Chaque jour, près de 1000 chapeaux et casquettes sont vendus sous la marque, qui exporte en Europe, en Asie et aux Amériques. Elle travaille divers types de matières premières: tissu, peau, paille, feutre et emploie environ 70 salariés. Cette année, le fabricant de chapeaux Crambes diversifie son offre avec des toiles pop qui rajeunissent la marque.

Laulhère: le béret dans sa diversité colorée

Laulhère est le fabricant historique de béret depuis 1840 à Oloron-Sainte-Marie, une ville située au pied des Pyrénées. Il poursuit sa diversification avec une collection « Tradition, Homme et Femme ». Nous avions consacré un article à cette belle marque la saison précédente. Elle poursuit son beau parcours à l’export et développe son activité avec la reprise de son concurrent Blancq-Olibet.

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Laulhère

Le béret Français

Le béret Français réalise 30% de son chiffre d’affaires à l’export et plus de la moitié de ses ventes sur les marchés militaires et paramilitaires. L’entreprise propose trois gammes de produits : béret femme, homme et enfant et cette année une collection bicolore, dans un esprit bonbon pop.

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Le Béret Français

3 – Maroquinerie Serres

La maison a été créée dans le Tarn en 1927. Philippe Serres, l’actuel propriétaire est donc le descendant de 4 générations de maroquiniers. L’entreprise produit entièrement dans ses ateliers, fabrique pour des marques et commercialise aussi ses propres modèles. Son sac vedette : le cabas. Nous avons adoré le cartable taupe, couleur intemporelle avec une touche de modernité grâce aux surpiqures impeccables. Le plus : robustesse et finition soignée.

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Maroquinerie Serres
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Maroquinerie Serres
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Maroquinerie Serres

En conclusion

Made in France devrait s’enrichir l’année prochaine de l’arrivée de nouveaux métiers d’art, à l’image de certains savoir-faire exposés au salon Première Vision. Le Salon devrait ainsi accueillir davantage de fabricants de bijoux, des savoir-faire précieux et recherchés tels que la passementerie, le travail  de l’os, du bois, du métal, du ruban… et des métiers singuliers et uniques : sculpteur, graveur, patenôtrier, bijoutier, ennoblisseur… Un salon 2014 plein de vitalité et une belle vitrine du savoir-faire français.

Texte et images: Danièle Pétrès (23.04.2014)

Dior, icône des années 50 au Musée Galliera

img1Tailleur « Bar ». Haute couture P/E 1947 – Christian Dior

Gabrielle Chanel n’aimait pas la mode des années 50. Peut-être parce que l’époque avait repris à la femme la liberté qu’elle lui avait donnée avant guerre en faisant sauter les corsets, décontractant les robes et leur insufflant une touche de casual toujours élégante.  1947 : retour du corset avec le New Look de Christian Dior. Retour de la taille fine et des hanches voluptueusement mises en valeur par des tailleurs à basque sous l’impulsion du nouveau couturier financé par Boussac. La ballerine fine et sexy revient. Elancée, elle montre ses mollets et projette sa poitrine en avant. C’est ainsi que Monsieur Dior réinvente l’allure, la féminité épanouie, calmée d’une touche sobre et chic par des costumes jupes, tels que les porteront Marlène Dietrich, fervente cliente de la boutique de l’avenue Montaigne.

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Rencontre textile avec la 3D au Salon Modamont

AyB Hislabor /Les Ateliers TamaletDans le cadre du salon Modamont qui s’est tenu à Villepinte la semaine dernière, une collection de matériaux pour accessoires était présentée autour du thème « Rencontre 3D ». Tissus, matériaux, boutons et pierres de synthèse, inspirés de motifs issus des modélisations 3D, offraient ainsi une vision d’un monde fractal, géométrique, architecturé et technologique.

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Hybrides d’Inge de Vor

Inge de Vor
Inge de Vor

Dans les écharpes d’Inge de Vor, on retrouve l’hybridation de motifs qui a colonisé les prints, les magazines, et le web. « Composed elements » est une collection d’écharpes créées par son studio. La créatrice hollandaise travaille à partir d’illustrations réalisées avec des crayons de couleurs et de la peinture. Reflet d’un monde complexe, hanté par les influences multiples, ces écharpes empruntent au surréalisme pour nous faire voyager dans le monde du rêve, et tel un rébus, fait surgir du sens à travers le vêtement. Une tendance à retrouver dans notre cahier Femme Eté 16, qui, mixée à la lame de fond « arty », revisite le motif.

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